A tous ceux qui ont commis des « Oradour-en-Algérie »

Publié le 3 Octobre 2017

A tous ceux qui ont commis des « Oradour-en-Algérie »

Aux criminels qui ont froidement exécuté 38 malheureux passants « indigènes » au croisement de la rue Polignac et du chemin Vauban à Alger le 17 mai 1957, car deux paras avaient été victimes d’un attentat du FLN.

A tous ceux qui ont commis des « Oradour-en-Algérie » et enfouis leur victimes dans des charniers-au-bulldozzer, dans les puits, dans les champs, dans les forêts et les monts d’Algérie

Aux « contre-terroristes-ORAF-OAS et Cie » qui mitraillèrent le car Alger-Jijel, faisant 60 victimes civiles « indigènes », désarmés et innocents,

Aux policiers qui plastiquèrent de nuit, l’immeuble de la rue de Thèbes, au cœur de la Casbah, emportant dans leur sommeil des femmes et des enfantas innocents

A ceux qui massacrèrent aveuglément des centaines, des milliers de bergers, de dockers, de facteurs, de fatmas, de préparateurs en pharmacie etc... sur ordre des sinistres de Gueldre, Susini, Salan et consorts de l’OAS

Aux misérables soldats d’opérette que furent les militaires, les paras d’Algérie,

Aux tortionnaires d’hommes désarmés,

Aux violeurs de femmes innocentes,

Aux assassins d’enfants, brûlés vifs par milliers dans les mechtas

A tous ceux qui nous ont insultés :  
- fellagha,
- indigènes,
- musulmans,
- nordaf,
- terroristes,
- bougnouls,
- melons,
- ratons,
- mouquères,
- arabes,
- kabyles,
- égorgeurs,
- fidayine,
- maquisards… 
pour ne pas nous nommer, nous vouvoyer, nous respecter en tant que semblables et frères en humanité. Mais qu’avez-vous d’humain, vous-mêmes, porteurs de mort et de haine plus d’un demi-siècle après l’horreur ?

A tous les culs-terreux de France et de Navarre, appelés pour « défendre la France » et responsables  de la mort de plusieurs centaines de milliers d’algériens, innocents au moins à 90%, de tout acte de violence ou de guerre. Leur crime consistait à revendiquer :
- liberté, égalité et fraternité inscrites au fronton de votre république,
- le respect de leur dignité d’hommes et de femmes,
- l’abrogation des lois coloniales, du code de l’indigénat et des élections à double collège.

A tous ceux, couverts par les lois d’amnistie de 1965, 1968, 1982 etc… qui se vantent de leurs hauts faits d’armes contre des populations civiles désarmées et qui collectionnent médailles,  décorations et honneurs militaires,

A vous tous qui continuez à semer les discours de haine et de racisme à l’égard des métèques, des réfugiés, des demandeurs d’asile, des immigrés, des noirs, des arabes et des musulmans

Aux nostalgiques d’empires coloniaux, aux adeptes des théories de la race blanche supérieure.  

A tous ceux qui ont du sang algérien sur les mains.

 

SACHEZ

 

Que vous êtes des lâches

Que vos hauts faits d’armes deviendront bientôt des « crimes de guerre »

Que ces crimes contre des personnes civiles, désarmées  et innocentes, sont imprescriptibles ad vitam aeternam selon vos propres lois et ils seront jugés comme crimes contre l’Humanité tôt ou tard.

Que l’histoire vous classera définitivement au rang des hordes barbares auxquelles vous avez accolées le terrible adage : « Là où passe Attila, l’herbe ne repousse pas. »

 

Boussad OUADI, mars  2017

Rédigé par Boussad OUADI

Publié dans #NOTRE HISTOIRE

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