Les questions qu'on se pose dans ce blog

 

L’éducation nationale,

L’école, l’université, la formation, la recherche scientifique : comment réparer les catastrophes ? Quelles sont les urgences ? Comment promouvoir l’esprit rationnel et scientifique, développer l’enseignement des langues (nationales, maternelles et étrangères), faire progresser la pédagogie moderne, élever le niveau de culture générale dans les institutions scolaires et universitaires  

Le travail, l’emploi,

La production, l’industrie, l’agriculture, le BTP. Économie de rente ou économie de création et de production ? Valoriser les potentiels du sous-sol, du sol et des algériens eux-mêmes, avant tout recours aux importations et aux IDE (Investissements directs étrangers). Comment utiliser à bon escient les réserves financières colossales provenant des hydrocarbures ?  Comment préparer l’après pétrole ? Qu’est-ce que Desertec ? Qui a le droit d’engager l’avenir de l’Algérie pour 3 ou 4 générations à venir ? Quelle est la place de l’industrie locale face à l’économie de bazar ? Comment développer une production et une consommation locales adaptées aux exigences de la concurrence et des monopoles internationaux ? Quelle agriculture voulons-nous : vivrière ou spéculative ? Bio ou intensive ? Répondre aux besoins du marché national ou à l’exportation ? Quelle place pour la production des céréales, des protéines, des oléagineux, des semences ? Comment protéger le patrimoine génétique dans nos pays ? Quel modèle de consommation adopter : régime crétois ou fast-food ? Le BTP, les infrastructures (routes, autoroutes, voies ferrées, ports et aéroports),  les grands travaux hydrauliques, l’habitat et l’urbanisation humaine de nos villes, la protection des terres agricoles, des forets et valorisation de la steppe, interaction entre BTP, industrie, agriculture et BTP ne sont pas qu’affaires de spécialistes. Les choix doivent obéir à des critères sociaux et humains démocratiquement élaborés, sinon la loi du profit capitaliste prévaudra avec les conséquences néfastes connus d’avance. Une politique généreuse de grands travaux et de chantiers pour les grands équipements sur les les hauts plateaux, pour le logement, pour la formation et l’alphabétisation sont des gages de développement social et humain durables au bénéfice du plus grand nombre. L’opportunité qu’offre la rente pétrolière est unique dans l’histoire de l’Algérie. Trop de temps a été perdu déjà.

La situation des femmes,

Le code la famille, la lutte contre les discriminations des femmes sont des éléments essentiels du combat de l’Algérie de demain. Le statut de la femme dans la famille, au travail et dans la gestion de la cité est un des principaux indices du niveau de développement social et culturel. Il est un élément subversif des idéologies conservatrices et rétrogrades qui maintiennent l’exploitation et l’arriération dans nos sociétés. Chaque combat pour l’émancipation de la femme participe du progrès social et démocratique pour toute la société. Vos points de vue, vos expériences, vos luttes recevront le plus large écho dans cet espace.

La santé, la protection sociale, la solidarité.

Pourquoi une telle gabegie, un tel marasme dans le secteur de la santé et de la protection sociale ? Les équipements, les budgets, les statuts, les atteintes au droit à la santé pour tous nous préoccupent. Quelles solutions, quelles revendications, quels projets développer pour sortir de ce nouvel apartheid qui instaure un système de santé pour riches et les épidémies et les mouroirs pour les pauvres ? Malades, personnel médical, professionnels de la santé, vous devez nous éclairer sur les solutions d’avenir. Merci pour vos témoignages, réflexions et suggestions en la matière

La justice, les libertés, les droits humains sont aussi essentiels que le pain. C’est le domaine dans lequel notre peuple a subi les traumatismes les plus graves, avant comme après l’indépendance. Toutes les institutions sont concernées et souvent gangrenées par la « Hogra » De la constitution à la plus anodine des lois qui protège nos libertés publiques et privées tout l’édifice est surement à revoir. Qu’en dites-vous ? Comment faire bouger les consciences et redonner à l’Algérien le goût de la citoyenneté et de l’esprit civique ? Quelles réformes, quelles institutions, quelle justice voulons-nous ?

Les institutions, la constitution, les partis politiques,

Les élections, les collectivités locales, l’exercice de la démocratie. Quels sont vos avis sur les rôles respectifs de ces institutions ? Comment agir dans ces domaines ?

Luttes syndicales et démocratiques :

Vous êtes acteurs, témoins ou solidaires de luttes sur vos lieux de travail ou d’études, n’hésitez à nous faire bénéficier de votre expérience, à rechercher la solidarité des frères de combat qui souffrent et luttent comme vous. Soyez les relais actifs de la nécessaire chaine de solidarité qui doit unir les travailleurs, les jeunes, les intellectuels et les femmes de notre pays dans des organisations démocratiques et représentatives.

Les média constituent

Le 4ème pouvoir après les pouvoirs législatifs, judiciaires et exécutifs. Chez nous tous ces pouvoirs ont été confisqués entre les mains de quelques tyrans. Pourtant les nouveaux médias font une irruption intempestive dans nos sociétés comme viennent de le démontrer les jeunes tunisiens et égyptiens. Internet, les radios et la TV, aux côté de la presse écrite peuvent devenir des outils essentiels de communication sociale horizontale, sans en référer toujours ou uniquement aux dirigeants. Le jour où nous reverrons sur nos écrans les sketchs hilarants de Fellag, les pièces de Alloula et Benaissa, les œuvres de Mammeri, Dib ou Kateb Yacine, des journaux télévisés et des documentaires qui disent dans nos langues maternelles, la vraie vie de nos villes et de nos campagnes, les rêves fous de notre jeunesse aux côtés des exploits de nos sportifs, ce jour-là nous aurons un vrai sentiment de libération, et la fierté d’être enfin chez nous, entre nous, dans notre cher pays. Le système dictatorial et la bêtise crasse de quelques clercs corrompus ont transformé notre culture en propagande stérile dans des festivals et célébrations indigestes qui ont englouti des sommes colossales au profit d’une maffia parasite qui devra dégager à jamais. Laissez-nous savourer dans ce blog votre soif de liberté de création et d’expression. Dites vos espoirs et vos colères, libérez l’humour et le bon sens de nos anciens. Suggérez, proposez, créez vos médias et faites-en profiter nos concitoyens.

La mémoire et l’histoire

De notre pays ont été manipulés, dénaturés et diffamés pour servir l’idéologie officielle des « constantes » qui ont servi de fonds de commerce à des dirigeants qui se sont maintenus au pouvoir au nom d’une légitimité usurpée. Massinissa, Koceila, Ibn Toumert, tout comme Abane ou Yveton ont longtemps été bannis de l’histoire officielle. Notre pays est situé au carrefour des plus grandes civilisations d’Afrique, d’Europe et d’Asie. Durant des millénaires il a maintenu ses langues, ses territoires, ses valeurs morales au service des religions et des cultures auxquelles il a apporté autant qu’il en a reçu. Des trésors de ce patrimoine sont encore ensevelis sous terre, dans des archives lointaines ou dans les mémoires de nos anciens. Il faudra des armées d’historiens, d’archéologues, d’écrivains, cinéastes et poètes talentueux pour mettre à jour ces richesses, les confronter à notre monde moderne, les partager avec le reste de l’humanité, pour sortir notre Algérie de ce « nationalisme souffreteux » et lui trouver sa place dans le patrimoine mondial de l’Humanité dont nous n’avons jamais cessé d’être des acteurs à part entière.  

Quel (alter) monde voulons-nous ?

Que signifie nos frontières lorsque les richesses nationales sont pillées par des multinationales avec l’assentiment de gouvernants dévoués qui ramassent des miettes. Jamais il n’a été aussi évident que les travailleurs du Nord comme ceux du Sud de la Méditerranée ont des sorts liés. Les mêmes systèmes économiques et financiers qui pompent nous ressources naturelles et humaines, réalisent des profits colossaux au bénéfice des bourgeoisies de nos pays respectifs. Comment organiser les nécessaires solidaires internationales entre travailleurs, jeunes, femmes, artistes et libres citoyens de nos contrées ? Comment combattre les féodalités et les bourgeoisies qui s’accaparant les fruits du travail   du plus grand nombre ? Avec les peuples d’Afrique, d’Asie, d’Amérique du Sud comme avec les peuples d’Europe et d’Amérique de nouvelles solidarités internationales sont à inventer. Dites comment vous les imaginez, comment vous les pratiquez déjà ?

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