UN MANIFESTE C'EST BIEN...

Publié le 13 Juin 2011

Un manifeste

Un salon

Un prix littéraire

C’est bien !

 

Mais pour réaliser ces projets, il faudra abattre les barrières suivantes :

  • Le droit de réunion renié
  • La liberté d’association bafouée

Ces droits constitutionnels qui sont aussi les fondements de la déclaration universelle des droits de l’homme sont niés par le ministre de l’intérieur en Algérie.

Les associations légalement constituées, pour certaines depuis plus de 20 ans, reconnues par décret du même ministère se voient refuser toutes activités légales.

Voici comment.

A chaque renouvellement de  leurs instances, elles sont tenues par la loi d’en faire la déclaration, au ministre l’intérieur pour les associations nationales et au wali pour les associations de wilaya.

Le ministère reçoit tous les documents comportant les informations concernant les participants (noms, qualité, signatures), les objectifs et programmes, la trésorerie, bref toutes les infos susceptibles de compléter les fichiers de tous les services de police. Mais il refuse d’en accuser réception et ainsi officiellement, l’équipe dirigeante de l’association devient illégale aux yeux de toutes les institutions. Les comptes bancaires ou CCP sont gelés, les courriers et demandes officielles de réunion, de subvention, de toute manifestation publique sont rejetés du fait de « l’illégalité » des structures de l’association pourtant démocratiquement  élue, conformément à toutes les règles indiquées par la loi.

De fait c’est le Ministère de l’intérieur qui enfreint la loi et commet un acte arbitraire en refusant de reconnaître les associations. Celles-ci ne demandent qu’à agir légalement pour le bien public et la satisfaction des besoins sociaux et culturels de la population.

 

Il faut faire respecter la loi par M. Le Ministre de l’intérieur.

Il devrait être interdit d’interdire les associations dans ce pays.

Les associations sont le vivier de la démocratie dans  toute société moderne.

 

C’est de cet interdit que découle :

  1. L’interdiction de manifester
  2. L’interdiction de se réunir
  3. L’interdiction de publier
  4. L’interdiction de parler
  5. L’interdiction d’ester en justice

 

Les actions à mener sont simples :

Réunir un collectif d’associations victimes de cet arbitraire

Constituer un collectif d’avocats qui introduirait une action en justice contre le gouvernement qui viole les droits constitutionnels de ses citoyens.

Mener une campagne internationale de soutien à ce mouvement et menacer de recourir aux juridictions internationales de Genève et de La Haye.

Initiée par des écrivains, des journalistes, des avocats, des citoyens de bonne volonté, une telle action ne peut que fédérer, mobiliser, ouvrir une petite fenêtre d’espoir à notre société qui se meurt du carcan des interdits, de la corruption et de la démission civique.

A mon avis, c’est ça le rôle des intellectuels. La révolution est une autre paire de manche. Bien qu’il ne soit jamais interdit de rêver et que ce sont les utopies qui ont toujours fait le bonheur des hommes et des femmes.

Avril 2008,

Boussad OUADI

Rédigé par BOUSSAD

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