LAMBESE : le bagne de l’indicible barbarie de Boualem MAKOUF

Publié le 21 Novembre 2011

Vient de paraitre aux Editions INAS.

Disponible dans les bonnes librairies d'Algérie

au prix de 440 DA

 


LAMBESE COUV Page 1On omet souvent de signaler quand on évoque notre combat pour l’émancipation nationale que le fusil n’était pas la seule arme des combattants de l’indépendance. Les guerres coloniales sont d’abord et avant tout des guerres politiques. Les acteurs du conflit sont partout, dans la population civile, dans les maquis, dans les prisons et les camps d’internement. La diplomatie, l’information épaulent l’engagement armé et lui donnent toute son efficacité. On peut comprendre dès lors pourquoi les grèves des détenus politiques pour la défense de leur dignité et l’affirmation de leurs droits humains ont mis à mal le mythe d’une France, patrie des droits de l’homme. Leur écho a popularisé notre cause dans l’opinion internationale et déchiré le voile qui dissimulait les rapports de domination.

Mohamed  HARBI

 

La centrale de Lambèse, de sinistre réputation était connue, bien avant le 1er Novembre 1954, par les patriotes algériens, marocains, tunisiens. Des démocrates français en lutte contre Pétain pendant la Deuxième Guerre mondiale, y furent enfermés.

L’intensification de la résistance et de la répression coloniale, l’afflux de milliers de combattants prisonniers en firent un bagne, un haut lieu de l’indicible, de la barbarie. Un haut lieu aussi de résistance.

Désormais, les mains nues, dans cette centrale perdue en pleine zone opérationnelle, ces hommes ont surmonté et vaincu cette mécanique coloniale de l’horreur et préservé leur dignité. Étrange et merveilleuse alchimie humaine. Soif de liberté, de dignité. Envers et contre tout, ils ont entretenu, gardé le feu, nourri leurs rêves, leurs certitudes de voir l’Algérie libérée.

Boualem MAKOUF

 

Boualem MAKOUF est né à Alger le 11 février 1936. Membre du PCA, il milita dans les groupes armés du FLN et fut emprisonné de 1956 à l’indépendance, en 1962. Il fut membre du secrétariat national de la Jeunesse FLN et directeur de l’hebdomadaire  Jeunesse, jusqu’à son arrestation à la suite du coup d’Etat du 19 juin 1965.

 

 

Rédigé par Boussad OUADI

Publié dans #EDITER EN ALGERIE, #NOTRE HISTOIRE

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